Qu'est-ce que tu choisis ?
Il y a une question que je me pose souvent le matin, parfois avant même que la journée commence vraiment. Pas une grande question philosophique, pas quelque chose de compliqué. Juste ça : l'amour ou la peur ?
Parce que dans le fond, tout revient à ça. Chaque réaction que j'ai, chaque jugement qui part trop vite, chaque moment où je me ferme ou au contraire où je m'ouvre... c'est toujours l'un ou l'autre qui pilote.
La peur, elle est maline. Elle ne se présente pas toujours comme telle. Parfois c'est de l'énervement contre quelqu'un qui "ne fait pas comme il faut". Parfois c'est du découragement, ou cette conviction que rien ne changera jamais. Parfois c'est juste du bruit intérieur, des pensées qui tournent et qui épuisent.
Et l'amour dans tout ça ? Ce n'est pas de la naïveté. Ce n'est pas fermer les yeux sur ce qui est difficile ou faire semblant que tout va bien. Pour moi, l'amour c'est comprendre, au sens littéral : prendre avec. Prendre avec moi la peur de l'autre, sa maladresse, sa souffrance. La mienne aussi, d'abord.
Parce que c'est là que ça commence, toujours. En moi.
Accueillir ce qui est là pour retrouver la paix intérieure
Et je vois que ce n'est pas toujours le plus facile. Accueillir ma propre peur, mes maladresses, les endroits en moi qui ont mal ou qui réagissent un peu trop fort. Pourtant, plus j'accepte de les regarder, moins j'ai besoin de lutter.
Quand je m'énerve sur quelque chose que je vois dans le monde, je me demande souvent : comment ça me parle de moi, ça ? Qu'est-ce que ça touche en moi qui fait que je réagis comme ça ? Ce n'est pas une façon de me culpabiliser, c'est l'inverse. Ce n'est pas me dire que j'ai tort de ressentir ce que je ressens ou que tout vient de moi. C'est une façon de voir. Vraiment voir. De mieux me comprendre.
Et ce que j'observe, c'est que plus j'accueille ce qui est là en moi, moins il y a besoin de le déverser sur l'extérieur.
Choisir l'amour, concrètement
Accueillir, ce n'est pas accepter ni cautionner. C'est se dire : ok, c'est ça qui est là. Là j'ai peur. Là je suis à bout. Là je n'ose pas. Juste reconnaître, sans se juger. Et étrangement, ce simple geste change quelque chose. Moins on veut voir une souffrance, plus elle grossit. Plus on l'accueille, plus elle peut bouger.
Alors chaque matin, je fais un choix. Pas un choix parfait, pas héroïque. Juste un choix conscient de ce que j'ai envie d'alimenter. Je suis humaine, parfaitement imparfaite, et je fais au mieux avec ce qui est là. Mais je me choisis. Je choisis l'amour, même maladroitement, même quand c'est difficile.
Parce que quand tu es dans la réaction, tu n'es pas dans la création.
En 2014, j'ai écrit un poème sur ce chemin vers soi. J'ai envie de te l'offrir aujourd'hui. Je le trouve toujours aussi simple, puissant et intemporel.
La Voix de l'amour
Toi qui crois que le bonheur est ailleurs
Va le chercher tout au fond de ton coeur
Ose te regarder et tu trouveras la route
Fais-le avec bonté ça évite les déroutes
Accueille tendrement les trésors que tu caches
Et défais doucement tous ces liens qui t'attachent
C'est la voie du bonheur, c'est la voix de l'Amour
C'est le chemin du coeur qui rime avec toujours...
Si tu veux aller plus loin sur ce thème du choix, j'en parle aussi dans l'épisode 2 de mon podcast : Se choisir pour oser.
C'est souvent là que les choses commencent à bouger. Vraiment.
Et si quelque chose a résonné pour toi en lisant ces mots et que tu veux aller explorer l'amour en toi... et "au-delà", contacte-moi simplement.