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Culpabilité : quand faire de son mieux ne suffit jamais

29 mars 2026 par
Culpabilité : quand faire de son mieux ne suffit jamais
Fabienne Loviat
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Tu as fait ce que tu pouvais et pourtant, quelque chose en toi n'est pas satisfait. La culpabilité est là, cette petite voix qui murmure que tu aurais pu faire mieux, que tu aurais dû y penser plus tôt, que ce n'était pas assez. Elle ne crie pas forcément mais elle est là, presque tout le temps, et c'est épuisant.

Ce que j'observe depuis des années, c'est que cette culpabilité fonctionne presque toujours avec des "je devrais". Je devrais être plus patiente, je devrais mieux gérer mes émotions, je devrais avoir dit les choses différemment... Ces "je devrais" portent en eux une croyance très précise, celle que tu n'es pas comme tu devrais être et tant que tu n'es pas autrement, quelque chose ne va pas.

Résultat, tu te mets la pression en permanence. La charge mentale ne s'éteint jamais vraiment. Même le soir, même quand tout est calme, quelque chose tourne encore en arrière-plan.

Ce mécanisme ne vient pas de nulle part. Il s'est construit tôt, souvent très tôt. Dans un regard, une phrase répétée, un climat familial où être aimé·e passait par bien faire, par ne pas décevoir. L'enfant que tu étais a conclu que pour mériter sa place, il fallait toujours faire mieux et cette conclusion, tu l'as appliquée si longtemps qu'elle est devenue toi. Tu ne te souviens même plus que c'était une stratégie. Tu crois que c'est qui tu es.

Mais non, c'est ce que tu as appris à faire pour survivre. La différence est immense.

Parce que si c'est qui tu es, tu ne peux rien y faire. Par contre, si c'est ce que tu as appris, alors tu peux voir autrement et voir autrement, c'est déjà commencer à sortir de cette culpabilité qui ronge.

Ce que je crois profondément, c'est que l'être humain fait toujours du mieux qu'il peut, avec ses ressources du moment, avec son histoire, avec ce qu'il sait à cet instant-là. Ce "mieux" n'est pas une performance. C'est simplement tout ce qui était disponible en toi à ce moment-là. 

Le problème, ce n'est pas que tu ne fasses pas assez, c'est l'idéal auquel tu te compares. Tant qu'il y a un idéal de comment tu devrais être, la culpabilité reviendra. Non pas parce que tu es mauvais·e, mais parce que l'idéal se déplace toujours un peu plus loin que toi. Et si tu es à bout, c'est peut-être simplement parce que tu cours depuis trop longtemps après quelque chose qui ne s'attrape pas.

Voir ce cercle, sans t'en vouloir d'y être, c'est déjà un premier pas vers plus de paix intérieure.

Dis-moi, il ressemble à quoi ton "je devrais" le plus fréquent ?

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